Un week-end avec Alphonse …

Qui peut dans le monde halieutique demander mieux. Si je sais, tous ceux qui ont lu et relu des livres, te donne des leçons et qui bénissent les écrits de Pierre, Paul ou jacques … sans les comprendre. L’avantage avec Alphonse, c’est que tu peux le lire,  le contredire, l’interroger et lui porter le doute…. Ce fameux doute où tu vois son œil pétillé lors de l’échange …

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La pêche à la volante.

P.Carrère

Juillet 1949

La pêche « à la volante » est une pêche rustique pratiquée, surtout en été, par les habitants des bords de la rivière, les « terriens » ainsi qu’on les nomme, et qui ne vont pas chercher midi à quatorze heures. Toutes sortes de cannes, souvent bricolées par eux-mêmes, plus ou moins bien réussies, courtes et longues ; toutes sortes d’insectes de saison, faciles ou difficiles à saisir, sont employés. J’ai vu même un pêcheur citadin, en vacances, se promener la canne d’une main et un rouleau attrape-mouches plein de mouches de cuisine, de l’autre ; s’en aller ainsi, plus ou moins englué, d’un coup à l’autre. Tous les insectes sont bons et sont utilisés ; mais beaucoup de pêcheurs s’imaginent avoir le meilleur et le cachent jalousement à votre approche : sportivité !

sauterelle

Cette pêche s’adresse presque exclusivement au chevesne, mais aussi à la truite, à la vandoise. Quoique cette dernière se tienne surtout dans les grands courants en été, où certains pêcheurs la recherchent à l’insecte noyé avec une larve comme appât ; on en prend aussi quelquefois non loin des rives par ce procédé.

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Je ne dois pas être le seul …

… et si il y en a un qui me dit le contraire bin,

cheval dire à ma mère

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bon ça c’est fait.

Alors dernière après-midi pêche en Provence et comme le mistral souffle toujours un peu et qu’il n’est pas chaud, direction un parcours à l’abri et ensoleillé si possible.

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Comme d’hab étude du poste à pêcher, eschage du ver, 1ère dérive … 2ème dérive et BIM!!!

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Mais ce n’est pas une truite pffff !! Autre poste même technique, eschage du ver, 1ère dérive … 2ème dérive … ça chatouille la dessous … 3ème dérive REBIMMM !!!  héhé

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Toujours pas une truite mais plus gros … et là je vais vous compter ce qui se passe et qui me fait dire que je ne suis pas le seul.

Tu ouvres ta boite de ver, tu tries, tu choisis …et …..et ….. et tu lui parles au merdier. Si si … tu lui donnes même un petit surnom:

-« Allez Coco, que tu es beau … toi tu vas me la faire cette truite »

Bien sur tu ne lui parles pas trop fort au merdier … il ne faudrait pas vexer ceux qui n’ont pas été choisi et qui se dandinent dans la boite à te provoquer de les prendre.

Tu esches, 1ère dérive et … et …héhéhé

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Comme ton ver a les yeux bleus … si si .. tu le lui as dit et que tu étais en symbiose avec lui … à croire qui t’a prévenu que la truite arrivait, tu as ferré à temps et ton ver est toujours au bout de l’hameçon.

Autre poste, dérive, dérive et BIMMM !!!

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Et ton ver est toujours là … pitain mais tu le bénis le merdier, tu n’irais pas jusqu’à lui bâtir une cathédrale mais tu es fier de lui.

C’est ton ver ….. LE préféré du moment … celui qui a évité la douille. C’est toi qui l’a choisi, conditionné … bon en même temps il était dans ta boite et tu étais seul au bord de l’eau ….hein !!! Mais quand même !!!

Re dérive ….. et 2 de plus ….

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A partir de maintenant … je ne choisirai que des vers aux yeux bleus

Pour prendre des truites

Marcel Lapourré

Délégué du Fishing-Club de France.

Avril 1950

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« Je voudrais prendre des truites », m’écrivent assez fréquemment des confrères, et je conçois fort bien leur désir. Il serait souhaitable cependant qu’ils veuillent bien, m’indiquer dans quel genre de cours d’eau ils vont exercer leurs futurs talents. Mais non ! cette laconique demande paraît être pour eux le critérium des renseignements nécessaires et il faut avouer que c’est plutôt succinct.

Il y a tant de façons « d’essayer » de prendre une truite que j’aurais pu leur répondre, sans faire preuve d’ironie ou de désinvolture : « Présentez-lui quelque chose qui lui plaît et elle viendra s’accrocher toute seule. » Et ce serait une exacte réponse.

Cependant, j’essaie d’être plus explicite et, si je ne réussis pas à leur faire remplir leur panier, je crois pouvoir contribuer à les rendre heureux … relativement, peut-être, s’ils savent se contenter d’être payés selon leur mérite.

Pensant que la question intéressera beaucoup de confrères habitant près d’un cours d’eau à truites — les heureux, — je vais passer en revue les différents cas qui peuvent se présenter, en ébauchant la description des procédés à utiliser.

Chacun sait que le mode de pêche variera suivant l’eau et l’époque ; aussi tâcherons-nous de tenir compte de ces différences.

Lors de l’ouverture, en février-mars, les eaux sont généralement hautes, louches et propices à nos exploits, sauf si la fonte des neiges est la cause de ces crues. Dans ce cas, il est inutile de pêcher, la rivière paraît déserte.

Nous sommes donc devant une petite rivière coulant à pleins bords, l’eau n’est pas claire.

Nous allons employer le devon, la petite cuiller, traînés au bout d’une longue canne si nous ne savons pas pêcher au lancer ; ces leurres seront coloriés en clair si l’eau est très louche, ou dorés si elle est limpide.

Par exemple, une cuiller argentée ou blanche en eau sale, et en cuivre mat si l’eau est claire.

Vous ferez évoluer vos leurres près des bords, le long des obstacles, évitant les courants violents que la truite n’habite pas encore, mais n’exagérez pas la vitesse ; juste ce qu’il faut pour donner la rotation indispensable à un semblant de vie.

Un vairon mort fixé sur un gros hameçon et promené en zigzags, très lentement, sera également très bon. Le vairon vivant, piqué par une narine, donnera de belles captures, si on le pose dans les trous, les petits remous derrière les blocs.

Le poisson en caoutchouc, bien manoeuvré, est très efficace.

Si l’eau est trouble, franchement jaune, seul le gros ver de terre est à employer. Plombé juste sur la palette, il sera promené sur les bords, en évitant de le laisser trop traîner sur le fond où il s’accrocherait.

Soutenez votre ligne et laissez filer le ver au courant. Dès la touche, indiquée par deux ou trois « toc-toc », raidissez le fil et ne ferrez qu’après quelques secondes d’attente pour que la truite ait le temps d’avaler le ver. Jamais, surtout, le ferrage ne doit avoir lieu dès la touche, vous manqueriez 8 truites sur 10.

Cette pêche au ver en eau trouble, très meurtrière, sinon très sportive, est à la portée de n’importe quel débutant. Les professionnels de nos campagnes la pratiquent exclusivement et réussissent de beaux paniers.

Même un pêcheur averti, n’aimant pas ce genre de pêche par trop rudimentaire, peut être amené à l’employer pour ne pas gâter sa journée, alors qu’il a effectué de nombreux kilomètres pour se rendre à pied d’œuvre.

Je vous conterai un jour quelques anecdotes pour illustrer cette petite théorie et vous verrez qu’il peut être utile de savoir pêcher au gros ver, bien qu’on soit un fervent de la mouche artificielle et du devon.

Nous voilà au printemps et nos engins vont augmenter en nombre. En plus de ceux déjà cités, voilà un des meilleurs : la mouche artificielle noyée.

Elle s’emploie à tout moment de la journée sur une rivière claire, quel que soit son étiage, et il est bien rare qu’elle ne soit pas une source de succès, à condition d’avoir des mouches convenables.

Ce sont des mouches dites « araignées » qui seront a préférer ; elles n’ont pas d’ailes compactes, mais portent, vers l’oeillet, une collerette de barbes de plume, simulant ailes et pattes.

Si vous ne les faites vous-même, ce qui n’est pas à la portée d’un débutant, prenez-les chez un bon fournisseur. Peut-être un confrère obligeant vous en cèdera-t-il au bord de l’eau : je vous le souhaite.

Avril est un excellent mois pour la pêche à la mouche noyée.

Et voilà mai. La mouche flottante est à rechercher : elle vogue en surface, grâce à sa structure, et peut-être aussi parce que vous l’avez huilée convenablement.

Vers la fin du mois apparaîtra le gros éphémère, dit « mouche de mai » (Ephemera vulgata), si renommé à juste titre. Il permet des pêches formidables au moment d’une éclosion.

Et, tout l’été, les mouches artificielles seront de merveilleux appâts, le matin et surtout au crépuscule. Le fameux « coup du soir » fait parfois époque dans la vie d’un pêcheur.

On n’a rien pris de toute la journée et, soudain, la rivière s’anime, les ronds sur l’eau se multiplient et votre mouche est happée brutalement ; on remplit son panier en une heure et avec de belles pièces, presque toujours.

Nous aurons à notre disposition également tous les insectes : sauterelles, grillons, staphylins, etc. ; employés vivants — j’ai décrit de quelle façon dans une causerie précédente — et posés délicatement sur l’eau, ils sont irrésistibles.

Plus l’obscurité s’épaissit, plus les chances de belles captures s’affirment.

Enfin, à ce moment, un vairon mort, casqué, dandiné lentement, très lentement, par légères saccades, vous offre l’espoir d’être attaqué par une de ces énormes truites qui ne sortent que la nuit et dont la capture laisse un souvenir inoubliable.

Mats attention ! Cette pêche ne peut se pratiquer qu’en eau privée, car la loi nous crée l’obligation de cesser toute activité dès le coucher « légal » du soleil, et, ma foi, vous pourriez bien être assimilé à un braconnier dans les eaux du domaine public.

En été, par eaux basses, très basses même, le tout petit ver rouge a du succès, soit en l’employant en plein courant, soit en le posant doucement autour de chaque pierre qui n’est pas plaquée dans la vase. De belles surprises vous seront réservées.

En automne, dès septembre, toutes les pêches redeviennent normales ; souvenez-vous que ce mois serait peut-être le meilleur de tous si beaucoup de truites ne manquaient déjà à l’appel.

La mouche artificielle, sèche ou noyée, fait merveille.